> RELEASES VINYLS CD/CDR/3"CDR/TAPE


ELA ORLEANS




MARS IS HEAVEN - LP

Recorded and mixed in Ridgewood, New York, 2011, by Ela Orleans.
Mastered by Carl Clandestine.
Art by Fleur D.

"Written in 2011, towards the end of Orleans' residency in New York City.
The record consist of 8 songs inspired by Ray Bradbury's "Mars is Heaven".
The story was written in 1948.
Earth astronauts go to Mars and find that all their loved ones are there,
in an idyllic and happy little town. They are convinced that Mars is
actually heaven,where you go when you die. Soon enough, they are lured
away from guarding their spaceship, and the aliens who had been
telepathically projecting this entire illusion kill them all."
Ela Orleans. Sept 2011.

* "Take My Hand"
Originally written by Robert Brylewski and Tomek Lipinski
of Brygada Kryzys “Cosmopolis” LP 1992, Poland ©.




photo by Justyna Nasilowska
Art: "Procession" by Clinton de Menezes

-

Poster edition with the repress - 250 copies - 150g - Art by Fleur D

.............................................................................
TRACKLIST

37:40

Side A
01. Black and white flight
02. Mars is heaven part 1
03. Planet mars
04. Take my hand*

Side B
05. Mars is heaven part 2
06. Into the woods
07. Falling
08. wonderful us


33rpm + insert lyrics
.................................................................................
Out, November 2011 (first edition)
300 copies
co/release La Station Radar and Atelier Ciseaux
................................................................................. out, June 2013 (repress)
250 copies + poster 150g
La Station Radar

.............................................................................
SOLD OUT

 

.............................................................................
LINK
S

ELA ORLEANS

 

 


-
VIDEOS


-
REVIEW

FOXY DIGITALIS
After Hassle Hound’s second album and a split LP with kindred spirit Dirty Beaches, Ela Orleans finally releases the follow-up to her magnificent solo debut album Lost. Apparently there’s also 2 newer Ela Orleans albums on Clan Destine, but I won’t believe it until I have them in my hands. Anyway, this album features more of the sort of hazy, misremembered ’50s/’60s pop of her previous work, but perhaps a bit more sampladelic than the way Dirty Beaches does it. The beats on this album are a little bigger and more swingin’, but there’s also more live drums, and a few violin-heavy droning instrumentals. Still a little bit too hazy and spacey to throw on at your next party… unless it’s science fiction themed. The lyrics seem to be about space travel, falling in love, and how these two things are related. Lyrics are sourced from Ray Bradbury, Arthur Rimbaud, Sara Teasdale, and others. The whole album adds a few new dimensions to Ela Orleans’ already fantastic haze-pop sound.
July 9, 2012 By Paul Simpson
> HERE



NORMAN RECORDS
Office favourite Ela Orleans is back with a whole 'nother album for us after her gorgeous debut and that bewitching split LP with Dirty Beaches, this time with a concept record based around Ray Bradbury's story 'Mars Is Heaven', in which aliens lure humans into believing Mars is literally heaven by creating projections of an idyllic fantasy world, lulling them into a false sense of security before killing them. An interesting concept for an album, but to be honest for me Orleans's lyrics are kind of secondary to what she does with the music. Although the lyrics have apparently been culled from various sources (a fundamental part of Orleans's songwriting technique as far as I can gather) they do stay consistent with the story, and it's a very literal linear narrative. The themes within the story of space and emptiness and nostalgia and longing, of believing things because you want them to be true, are perfectly encapsulated in her consciously lo-fi compositions that pad out the empty spaces in your soul like a dance hall full of ghosts, starting hopeful and uplifting but slowly becoming more awkward and sinister as the album progresses, before closing with a queasily throbbing echo-laden tropical number. It's like dreampop but possessed with the cobwebbed spirits of Candy Claws and the Caretaker, taking us into timeless, decaying spaces. Ariel Pink's weirdo lo-fi would also be a valid comparison point in places, but to be honest I think Orleans's work is more consistent. On 'Take My Hand', apparently a cover but one which again fits perfectly within the narrative, she's accompanied by ghostly choirs of her own voice, and there's always a knowing playfulness to the recording techniques here - for me that's a big part of what sets her apart as a truly outstanding artist. Orleans creates such immersive, otherworldly music with such a completely formed aesthetic of her own that it's very hard to find adequate comparisons. It's better just to say that she makes music that is timeless and unique and psychedelic and experimental and yet always completely accessible and aimed straight for your subconscious. Strongly recommended.
> HERE



HARTZINE
A vrai dire, j’ai quelque peu hésité à lancer mes mots en pâture lorsque j’ai reçu, par le biais de mains bien intentionnées, le tant attendu Mars Is Heaven. Car à suivre par l’écrit les faits et gestes discographiques d’une artiste à l’activité aussi débordante qu’Ela Orleans, une amicale complaisance est susceptible de s’immiscer dans la voilure des opinions et ouvrir inconsciemment à cette voie royale de l’ineptie critique. Après Lost, Double Feature, partagé avec Dirty Beaches (La Station Radar, Atelier Ciseaux), et la cassette NEO PI-R (Clan Destine Records), ce nouveau LP remet convenablement les pendules à l’heure et m’ôte d’un même mouvement toute crainte de redite conciliante tant il déroge dans son écriture et son homogénéité à l’expérimentalisme de chambrée de ses valeureux prédécesseurs. Sans une once de soupçon, un avant-goût de la trame cinématique de Mars Is Heaven nous avait été révélée en janvier dernier via la fructueuse collaboration entre La Station Radar et le label digital Beko s’ouvrant sur Black and White Flight, morceau à la beauté lunaire certaine. Ode onirique à l’apesanteur, la mise en image conçue pour l’occasion induisait déjà l’hommage de la Polonaise à l’encontre de Mars Is Heaven, nouvelle fantastique écrite par Ray Bradbury dont elle s’est inspirée de bout en bout dans la confection de ce disque.
L’histoire en question, la voici ici contée selon les annotations d’Ela : « Des astronautes s’envolent pour Mars et découvrent une fois sur place une petite ville au décor idyllique où vivent tous leurs proches. Ils commencent alors à croire que Mars n’est autre que le Paradis, celui que l’on rejoint après la mort. Mais après s’être éloignés de leur vaisseau spatial, tous meurent, piégés par des extraterrestres ayant créé cette illusion de toutes pièces. » Écrit à New-York et amoureusement masterisé par Carl Clandestine, Mars Is Heaven tient donc tant à la fois de l’Olympe que du phantasme, à savoir de cette délicate immixtion entre la caresse d’une voix vespérale, triturée, et la promesse d’une instrumentation mate et veloutée, volontairement passéiste, conviant avec parcimonie sur fond de collages et de boucles sonores, piano, guitare et batterie. Nonobstant une certaine légèreté, drapée dans ses plus beaux atours mélodiques (Planet Mars, Into the Woods), on devine cette fêlure mélancolique transperçant de part en part un disque habité, où l’apparente quiétude recèle son lot d’indicibles craintes. A la manière de John Black, capitaine du vaisseau échoué sur Mars, et conscient malgré lui que quelque chose se trame, on ressent à l’aune des deux instrumentaux Mars Is Heaven l’ambiguïté d’une atmosphère oscillant entre calme emprunté (part 1) et panique avérée (part 2). L’intensité dramatique insufflée par Take My Hand, notamment lors de l’apparition d’une rythmique tout azimut, trouve sa réplique sépulcrale sur Falling, ballade lo-fi, où les vocalises se dédoublent entre timbre clair, inquiet, et échoïsations fantasmagoriques. On se plaît alors à écouter Wonderful Us tel un générique de fin – à la musicalité gracile et désuète, ostensiblement balayée d’un chant rasséréné – où le nom des acteurs défile en surimpression de scènes de paisibles désolations, entre corps décharnés et immondices matérielles abandonnées. Précisément là où le paradis stellaire se meut en enfer extraterrestre.
sat,5 november, 2011 by Thibault Signourel
> HERE



MAGIC
En seulement un LP (Lost, 2009), une cassette (NEO PI-R, 2011) et un album partagé avec Dirty Beaches (Double Feature, 2011), la musique d'Ela Orleans nous est devenue familière et aussi entêtante que la nostalgie à laquelle sa voix appelle sans cesse, elle s'est aussi considérablement enrichie. L'épure est toujours de rigueur dans les compositions de l'artiste itinérante récemment installée à Londres, mais ceux qui reprochaient à Lost de décliner la même formule sans se soucier de la qualité sonore de ses chansons ont pu revoir leur jugement, la production de ce dernier disque sied comme jamais au propos son auteur. Celle qui semblait, en cinéphile passionnée, avoir destiné sa création musicale au règne de l'illusion et nous faisait comparer son premier album à L'Invention De Morel (1940), le chef-d’œuvre d'Aldolpho Bioy Casares, installe le drame au cœur d'une autre nouvelle à fort potentiel cinématographique : Mars Is Heaven! (1948) de Ray Bradbury.
La voix et les instruments donnent toujours cette impression étrange et fantomatique en jouant sur les effets d'éloignement et de proximité comme si la musique, telle un chant de sirène, reprenait la trame narrative de la nouvelle en substituant au réel un rêve pernicieux (comme en témoigne la sublime Take My Hand). Après l'introductif voyage dans l'espace et le temps nommé Black And White Flight, on retrouve avec plaisir les mêmes figures spectrales qui illuminaient le beau ciel crépusculaire de Lost : Glenda Collins sur Planet Mars, Angelo Badalamenti sur Mars Is Heaven Part. 2, et Linda Scott sur l'aliénante Wonderful Us. Mars Is Heaven est une raison de plus de rencontrer l’œuvre fascinante d'une chanteuse qui donne encore davantage à imaginer qu'à écouter. Comme dans l’œuvre de Ray Bradbury, il s'agit d'un voyage dont on ne revient pas indemne.
By Xavier Mazure
> HERE